Citations

ANTICIPANT LE « WALEN BUITEN »  DE  LEUVEN

" Il est indispensable de créer en Wallonie un nouveau centre universitaire complet, en partant du noyau que représente la section française de l'Université de Louvain. Il est indispensable de coordonner tous les efforts au sein des établissements universitaires de langue française et de promouvoir la création de certaines institutions communes" (dans Connaissez-vous Rénovation wallonne ?, 1965)


"Puisque rien de permet d'espérer que l'on donne à la section française (de l'UCL), fixée au nord de la frontière linguistique, les moyens de remplir son rôle, puisqu'au contraire, la conception de l'homogénéité linguistique conduit le mouvement flamand à étouffer peu  à peu ou brutalement tout ce qui est de culture français dans la région flamande, il faut exiger les moyens de reconstruire une université complète près de Wavre. Oui, la section française a le droit de rester là où elle est et de se développer librement, dans une ambiance culturelle favorable. la majorité flamande lui refuse l'exercice de ce droit. Dès lors on doit, à tout le moins, lui fournir la possibilité d'un transfert dans de bonnes conditions" (Interview dans Chantiers d'Occident, la revue des étudiants des Facultés universitaires Saint-Louis, janvier 1967).

 

REDRESSEMENT WALLON

 "Rénovation wallonne combat:

-         pour une aide véritable aux industries de produits finis dans les régions wallonnes en dépression;

-         pour une formation et une qualification professionnelles correspondant aux nouvelles techniques;

-         pour le développement d'urgence de l'infrastructure: spécialement les routes et les canaux;

-         pour la sauvegarde de la dernière richesse naturelle de la Wallonie: son eau;

-         pour l'embellissement des localités wallonnes qui ont été trop souvent abandonnées aux laideurs de la grosse industrie;

-         pour une politique qui aide les foyers à accueillir et élever des enfants;

-         pour une politique d'accueil envers les travailleurs étrangers." (dans Connaissez-vous Rénovation wallonne ?, 1965).

 

"La Wallonie vit un drame sans précédent, qui appelle non plus des 'réformettes', mais une transformation profonde des institutions et des mentalités, une transformation portant à la fois sur les structures politiques et sur l'organisation de l'économie, une transformation qui doit se situer au niveau de la Région wallonne, a niveau de la Communauté française et de sa place dans l'Etat belge, au niveau aussi de la représentation de la Wallonie dans le monde et spécialement dans les institutions européennes. Verrons-nous au printemps prochain se rassembler tous les hommes politiques wallons épris de renouveau et sous l'aiguillon des pionniers du mouvement wallon, signer un pacte les engageant à une action commune très concrète sur tous ces plans ? " (Tribune libre dans Le Soir du 28.12.1976).


LE FEDERALISME

 

"Le fédéralisme authentique exclut le gigantisme en tous domaines, la massification et l'uniformité; au citoyen comme au travailleur, il redonne un visage humain et donc le goût de vivre. Il prépare la désétatisation de l'Etat. Le contraire d'une monade sans portes ni fenêtres, il se révèle le régime le plus proche de la personne" (Le Soir, 16.11.1976)

 

"Mais le fédéralisme authentique c'est aussi tenir compte de la volonté des habitants et c'est respecter dans la vie quotidienne les droits des minorités culturelles" (Tribune libre dans Le Soir du 20.3.1979)

 

"Qui doute encore qu'il faille arriver à trois assemblées composées d'élus directs, désignés par le suffrage universel –correspondant à trois régions dont les limites respectent la volonté de la majorité des habitants- ayant compétence législative – dégagée de toute tutelle et fonctionnant sous le seul contrôle d'une institution juridictionnelle – dotées de moyens financiers adéquats et équitablement répartis et se prolongeant par des sociétés de développement régional rendues opérationnelles ?" (Tribune libre dans Le Soir du 19.4.1974).


LA SOLIDARITE WALLONIE-BRUXELLES

 

"Dans le cadre belge, il est vrai que la région bruxelloise aujourd'hui ne se confond pas avec la Région wallonne. Mais il est tout aussi vrai –sans même parler de ce qui fait l'identité de la Communauté française de Belgique, que dans l'immédiat, la Wallonie ne peut espérer conquérir son autonomie sans l'appui de la Région de Bruxelles, et que demain encore, la Wallonie aura besoin de l'aide financière et économique de la région bruxelloise (…). Prétendre reconstruire l'Etat belge en ignorant la région centrale ù vivent plus de 450.000 Wallons, ce serait commettre une iniquité impardonnable…" (Tribune libre dans Le Soir du 28.12.1976)

 

"La solution de rechange: Wallonie et Bruxelles formant un Etat, à l'intérieur duquel les spécificités régionales sont prises en considération; discussion avec l'Etat flamand sur les limites et, éventuellement, sur le sort des minorités flamandes à Bruxelles, francophones de la périphérie et les Fourons" (Convocation à la journée d'étude du FDF-RW du 15.12.1979).

 

"(Les Flamands) doivent être prévenus de ce qui se passera lorsque le pays se coupera en deux: quel choix restera-t-il aux Francophones –aux Wallons écoeurés par les reniements et les sarcasmes des Van Rompuy, aux bruxellois qui suffoquent sous les coups portés par une hargne sans cesse ranimée- que leur restera-t-il se ce n'est de réunir leurs forces et de chercher à édifier ensemble quelque chose de tout nouveau ?" (Tribune libre dans Le Soir, 27.11.1979).

 

"Proposition de décret portant constitution des Régions au sein de la Communauté Wallonie-Bruxelles " (Documents du Conseil culturel de la communauté culturelle française, 25.9.1981)

"La solidarité des Francophones serait-elle devenue impossible ?" (Titre d'une tribune libre dans La Libre Belgique, 8.4.1986).

 

LE DESTIN DE L'ETAT BELGE

 

"A présent, le combat entrepris par les francophones de ce pays est arrivé à une phase décisive. Si vraiment il se confirme que de l'autre côté de la frontière linguistique, les seules préoccupations sont d'étouffer quiconque parle le français, d'empêcher que Bruxelles soit reconnue comme une Région à part entière et de préparer sa flamandisation systématique (…), alors il est inutile de continuer à aller à des Commissions mixtes de régionalisation et autres 'tables rondes''. (…) Ou bien dans les toutes prochaines semaines, une régionalisation sincère est admise fondée sur les principes du fédéralisme et respectant l'égalité des communautés et des régions. Ou bien la situation se dégrade irrémédiablement pour aboutir à la séparation." (Tribune libre dans Le Soir du 23.9.1973).

 

"C'est avec une foi politique intense, avec cette conviction, cette intransigeance morale et cette longue patience qui ont fait le Québec de René Levesque et le Jura de Roland Beguelin, que nous arracherons à un Etat unitaire en désarroi les conditions de notre autonomie et de la proclamation de notre identité" (discours au Congrès du Rassemblement wallon le 4.12.1976).

 

"En 1829 et en 1830, dans les provinces du Sud, un événement considérable s'était produit: l'union des partis politiques qui jusqu'alors s'étaient entre-déchirés, l'unionisme jusqu'à la libération complète de l'hégémonie hollandaise. Page d'histoire à méditer par tous ceux qui veulent célébrer en vérité une cent cinquantième anniversaire" (Tribune libre dans Le Soir du 19.4.1980.

 

"Ceux qui croient encore à un Etat belge le comprendront-ils à temps ? Des mesures de trois ordres doivent être prises par priorité: mettre fin aux délires de ceux qui organisent des bandes armées; restaurer la confiance dans le droit et les principes de la liberté; préparer les conditions indispensables à une reprise du dialogue entre les deux peuples" (Tribune libre dans Le Soir, du 24.3.1975)

 

« Dans un de ses derniers éditoriaux, avant de disparaître, le Peuple stigmatisait fort bien le chantage auquel se livre le parti flamand : « Si les francophones ne veulent pas passer par les conditions du leadership du Nord, il n’y aura plus de Belgique » (…).  De grâce, qu’on ne vienne pas en la circonstance, disserter sur le 150ème anniversaire de l’Etat belge pour arracher aux francophones une capitulation : en 1830, précisément, les francophones se sont battus pour retrouver le droit de vivre debout. » (Tribune libre du Soir, 8.1.1980).

 

LES RELATIONS INTERNATIONALES DE WALLONIE-BRUXELLES

 

"Pourquoi notre Conseil culturel ne susciterait-il pas immédiatement un accord bilatéral avec la France (…° , et pourquoi pas, parallèlement une série d'accords bilatéraux de même nature avec le Québec, dont le dynamisme nous étonne chaque jour un peu plus ? Avec d'autres pays francophones ? Sans oublier les autres régions francophones d'Europe ? (…) Autant que l'Agence de coopération culturelle eyt technique créée à Niamey, une politique de conventions bilatérales nous acheminerait rapidement vers une intégration culturelle des pays de langue française. En cette fin de XXème siècle, n'est-ce pas là notre objectif numéro un ?" (Tribune libre dans Le Soir du 15.11.1973).

 

"En vacances à l'étranger ou en voyage d'affaires (…) parlez de la Wallonie et observez les réactions de vos hôtes: la Wallonie est tout simplement ignorée; elle est aujourd'hui plus ignorée qu'aux siècles précédents. La mutation fondamentale que connaît l'Etat belge, sa transformation en Etat fédéral , on n'en a entendu parler nulle part. A croire que nos ambassades auraient reçu des consignes de silence ! Il est plus que temps de proclamer notre existence sur les scènes internationales" (Tribune Libre dans Le Soir, VVV.12.1977).

 

"En définitive, en ce qui concerne la Communauté française, de quoi s'agit-il ? D'être présents dans le monde, de faire connaître ce que nous sommes et d'apporter aux autres ce que nous pouvons leur apporter –spécialement dans chacun des autres pays totalement ou partiellement francophones. De recevoir de l'extérieur, directement ce qu'ils sont à même de nous donner (…). Enfin, ce n'est pas le moindre, de joindre nos efforts à ceux des autres pays pour constituer le vaste mouvement de la Francophonie …" (Tribune libre dans Le Soir du 4.10.1977).

 

"Qui niera que notre Communauté française doit se fixer comme premier objectif de prendre conscience d'elle-même et de s'affirmer (…) sur le plan interne mais aussi sur la scène internationale. Nous avons besoin d'être et d'agir, notamment dans le domaine international avec réalisme mais sans complexe" (Tribune libre dans La Cité, du 7.5.1982.)

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